La revue internationale d'Horlogerie
Dans un important lot de livres remis récemment au Musée par M. Alexandre Priolo de Travers, nous avons découvert une série de la Revue internationale de l’Horlogerie.
Cette revue bimensuelle fondée en 1900 était éditée à la Chaux-de-Fonds, sous la direction de Charles Nicolet. Très spécialisée, elle s’adressait au monde de l’horlogerie et de ses branches annexes.
Elle devint mensuelle dès 1952 et fusionna en 1961 avec La Suisse horlogère sous le nom de : La Suisse horlogère et revue internationale de l'horlogerie.
Sa sortie, en 1900, fut annoncée dans le Bulletin astronomique, publication du Centre national de la recherche scientifique française, parce que, lit-on, les progrès et les développements de l’horlogerie intéressent l’Astronomie à un très haut degré.
Le rédacteur de la notice précise que le journal s’est assuré le concours des directeurs de la plupart des écoles et de personnalités industrielles et scientifiques, de techniciens distingués et d’astronomes de plusieurs nationalités.
Outre l’aspect technique et scientifique, les points de vue commerciaux et économiques sont aussi pris en considération à travers les analyses de spécialistes, (le terme n’était pas encore usité), des marchés horlogers à l’étranger.
A cet égard, la couverture identique pour les quelques 120 exemplaires du Musée, allant de 1911 à 1915, représente cinq personnages emblématiques des cinq continents, allégorie forte de la nécessité pour l’industrie horlogère de s’ouvrir sur le monde. Cette idée est encore renforcée par les images conjointes d’un chemin de fer et un navire à vapeur.
Seule l’illustration contenue dans un médaillon central varie d’un numéro à l’autre, ici il s’agit d’horlogers à l’ouvrage.
Aujourd’hui, cette publication est une véritable mine de renseignements sur le tissu industriel et horloger de l’Arc jurassien dans la première moitié du 20ème siècle. Outre les articles rédactionnels, elle contient de nombreuses publicités illustrées qu’on ne se lasse pas de regarder.
Le 24 mai 2011
Remerciements à Ariane Maradan du Musée d’horlogerie du Château des Monts au Locle pour ses renseignements.
